C'est pas évident de parler de soi – pour moi du moins.

 

 

 

Pourtant s'il le faut, comme pour toutes choses, on peut trouvé tant de choses à dire.

 

Je pourrais parler de mes apprentissages; de mon premier battement de cœur; de l'orage qui brise le ciel en ouvrant mes yeux; de guerres et de religions, à toutes les échelles de vie; de l'air tiède d'un soleil levant trop impatient, des sentiments et puis toi...

 

Mais comment parler vrai? Comment parler juste? Et que devrai-je réellement exprimer ici. J'y rechigne et pourtant, je ploie à l'exercice, par curiosité et parce qu'il est de bon de plier..? Non, juste de répondre à une curiosité. Car la curiosité est bonne. Il est juste de douter et de sortir d'un confort plastiforme.

 

Je répondrai donc non pour m'astreindre aux attentes des Autres, à Vos attentes; mais car je souhaite partager, émuler nos cerveaux; et plus certainement être.

 

Suis-je en train de me justifier? • Je ne veux plus m'excuser d'exister •

 

 

 

Pourquoi la photo? C'est le doux mélange de la réalité et du rêve.

 

Quelle meilleure expression de la vacuité? Quel plus fin équilibre de vie – et de mort? Quel plus excellent ancrage dans le présent?

 

 

 

Certains arguerons que "ce n'est pas un art". Qu'en sais-je? En cela peut être, c'est au moins une pratique de création, une expression toute personnelle. Mais qu'est ce que j'en sais moi, ce que c'est l'art? Et toi tu le sais? Je veux dire vraiment, avec tes tripes?

 

 

 

D'autres m'ont proposé une comparaison – avec les arts graphiques ou la vidéo. C'est quoi cette manie de tout jauger? Et de critiquer, juste pour le plaisir du malaise de l'autre, en se trouvant drôlement intelligent. Une situation entre deux ombres, à demi stigmatisé dans le rationnel et la mort.

 

Oui, les images photographiques sont le résultat de calculs et de connaissances complexes.

 

Et oui, aujourd'hui chacun a accès à la photo et peut y créer du beau. Et c'est très bien! Partageons notre envie de créativité en oubliant toute forme de compétitions.

 

Alors que reste t-il? Derrière la technique, la photographie est hasard et introspection. Perspective? Elle est une recherche métaphysique qui, si on le veut bien, questionne le temps, l'espace et la substance des choses.

 

 

 

Mon premier amour-art, c'est MONET et je suis persuadée qu'il me poursuit encore. Des tourbillons ocres et ors, fuchsias et verts, surtout verts, enserraient mon cœur trop fragile, tendre et sûre à la fois.

 

Son regard m'inspire. Être là. Je pense qu'il avait compris. En communion, part de toute chose mais imperceptible infimité.

 

L'exquis et la frivolité des sens s'accorde avec leur absence d'existence en soit.

 

Je suis et je disparait quand je me connecte enfin – j'y parle et j'y garde le silence.

 

Mais avec vous c'est encore mieux, non?

 

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Lubelune Parthiot - l.parthiot@hotmail.fr